Bien être

L’altruisme en question

Je vous propose de revenir ici sur une notion qui n’est pas sans surprendre, au travers ce que J’appelle un « regard philosophique » sur le concept « d’altruisme relationnel.

Il s’agira de comprendre les fondements théoriques d’un tel concept, ainsi que sur les conséquences pratiques, dans le rapport sur l’économie positive, élaboré par La Fabrique Spinoza.

Dans notre imaginaire collectif, le terme d’altruisme renvoie plutôt à un comportement tourné vers l’autre, dans l’oubli de soi, tandis que le rationnel renvoie au comportement « raisonnable », prudent, voire au calcul de son intérêt propre.

Être altruiste, c’est « vivre pour autrui », dans une forme de désintéressement.

A l’inverse, le rationnel renvoie davantage au calcul de notre intérêt propre.

De plus, l’altruisme est souvent associé à la générosité, à l’empathie, à la pitié, voire à l’amour, autant d’affects qui peuvent influencer le comportement, tandis que l’exercice de la raison, qui mène au comportement « rationnel », évoque a priori davantage un calcul froid, détaché au possible des affects qui pourraient le troubler dans son jugement.

Peut-on vraiment dire d’un comportement altruiste qu’il est « rationnel » ?

Le monde d’aujourd’hui, fondé sur l’égoïsme individualiste, est insuffisant pour faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Le monde se transforme. L’émergence de nouveaux défis (environnementaux, sociaux, économiques) nécessite de nous adapter. Ainsi, l’égoïsme a montré ses limites : Le manque de considération pour autrui, pour ce qui nous entoure, nous conduit à des désastres que nous aimerions éviter.

Le rapport sur l’économie positive dépeint nos contemporains de manière peu flatteuse, comme des égoïstes de l’instant :

« La plupart des gens vivent dans l’instant, sans s’inquiéter de laisser aux générations à venir des dettes multiformes, budgétaires, écologiques, sociales. » (Rapport sur l’économie positives)

Or si nous ne pouvons nier l’existence de ces « dettes » à venir, puisqu’elles pourront difficilement être résorbées si l’on tarde à agir, ces dettes représentent autant de défis pour les habitants actuels de la planète, c’est-à-dire, nous, ici et maintenant.

Il ne s’agit pas de dire que la nature même de l’égoïsme et sur ses conséquences indésirables pour notre avenir commun. est un mal en soi. Ce mode de fonctionnement a eu et a sans doute des vertus. Le mouvement d’attention à soi, à son « ego », à son identité personnelle, à ses propres désirs, est un mouvement et un état d’esprit libérateur. L’attention à soi-même occupe certainement une place essentielle dans la construction d’une vie personnelle, voire même d’une certaine forme de bonheur et d’épanouissement.

Cependant, il nous faut reconnaître que ce mode de fonctionnement s’accompagne de certains travers que notre époque met clairement, et de plus en plus durement, en avant. Malheureusement, faire attention à soi va souvent aujourd’hui de pair avec un manque d’attention pour le reste : Pour autrui, pour la planète, pour l’avenir.

Il est donc indispensable d’être en mesure de faire évoluer notre état d’esprit . Si l’égoïsme a échoué, il semble logique d’explorer la possibilité de son contraire, « l’altruisme ».

Seulement, si l’on sait que l’être humain est capable d’égoïsme, on peut douter de sa capacité réelle à être altruiste.

L’être humain peut-il être davantage altruiste ?

Plaidoyer pour L’altruisme

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s