Laisser le Temps suivre son cours

Un vieux récit datant de la Chine ancienne rapporte l’histoire d’un paysan dont le cheval s’était enfui. Aux voisins qui compatissaient à sa mauvaise fortune, il répondit simplement : »peut-être. » Le lendemain, son cheval ramena avec lui six chevaux sauvages. les voisins reviennent, pour lui exprimes cette fois leur contentement à l’annonce de cette heureuse surprise. Il répondit encore : « peut-être. »

Le jour suivant, en tentant de monter l’un des chevaux sauvages, son fils fut jeté à bas et se cassa la jambe. Cette fois encore, les voisins le plaignirent pour ce revers de fortune. Mais tout ce qu’il répondit, ce fut : « peut-être. »

Le lendemain suivirent des sergents recruteurs qui forcèrent les jeunes gens à rejoindre l’armée. En voyant sa jambe cassée, ils laissèrent le fils du paysan, qui demeura au pays. Les voisins s’extasièrent en choeur, faisant remarquer comme les choses avaient bien tourné. A quoi le fermier se contenta de répondre : « peut-être »

Voici le parfait exemple du taoïsme classique, ce fermier concevait sa vie comme partie intégrante d’une structurelles vaste dépendant de l’interaction des forces opposées.

Les évènements se déroulant au rythme du temps, il savait que par conséquence, aucune action n’a de fin en soi., qu’elle participe à un ensemble qui la dépasse et progresse selon son propre mouvement circulaire.

Qu’il vaut donc mieux suspendre tout justement et laisser le tao suivre son cours….

Qu’est-ce être conscient du moment présent?

La conscience du moment présent est un état d’être et non pas quelque chose que nous sommes en train de faire. La définition la plus simple est : être pleinement conscient du moment dans lequel chacun se trouve ou être présent dans l’instant.

L’accent est mis sur l’Être que nous sommes dans notre expérience de vie lorsque nous accordons toute notre attention à l’instant.

Lorsque notre expérience est empreinte de gratitude, c’est un indicateur fiable que nous sommes bien dans la conscience du moment présent, peu importe à quel point l’expérience nous paraît confortable ou non à ce moment là.

Lorsque nous parlons de gratitude, nous ne parlons pas du genre de reconnaissance basée sur la comparaison, comme le sentiment d’être reconnaissant parce que nous sommes en meilleure santé ou que nous sommes plus riches qu’un autre.

Ce n’est pas non plus le genre de gratitude qui provient du fait que la vie se déploie comme nous le voulons et que tout est facile.

C’est plutôt une gratitude qui n’a pas besoin de raison d’être – la gratitude pour l’invitation, pour le voyage et pour le don de la vie elle-même.

Lorsqu’il y a absence de gratitude envers la vie elle-même, c’est que nous nous sommes éloignés du présent pour entrer dans un état mental illusoire appelé « le temps ».

Dans le monde du temps, c’est un défi de ressentir de la reconnaissance car rien ne semble se dérouler de la manière dont nous «pensons» que cela devrait se faire.

Le passé détient ses regrets, l’avenir détient sa promesse d’une amélioration, alors que le moment présent nécessite une adaptation continue.

Par conséquent, nous passons nos moments éveillés à réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné dans le passé et à planifier les ajustements pour obtenir la belle vie auquel nous pensons avoir droit.

Du fait que ces ajustements sont orientés vers un «lendemain meilleur», nous avons oublié comment vivre un aujourd’hui qui ait du sens. En conséquence, l’expérience que nous vivons dans l’instant est simplement considérée comme un moyen que justifie la fin.

N’ayant pas accès à une expérience différente avec laquelle nous pourrions comparer notre situation actuelle, vivre sans donner du sens à l’instant nous paraît normal.

En vivant de cette manière, nous jouons systématiquement à saute- mouton avec le présent. Même si le passé est passé et ne peut être modifié et que l’avenir ne s’est pas encore manifesté, nous choisissons d’occuper notre mental avec des illusions et des à priori plutôt que d’entrer et d’expérimenter pleinement le seul moment dans lequel nous nous trouvons de manière réelle, là maintenant.

Nous pensons que nous vivons, mais en fait, nous existons à peine. Nous croyons que nous allons de l’avant, mais en réalité nous tournons en rond. Tout est regardé par le «filtre» de notre mental. Ainsi, l’expérience d’être physiquement présents et émotionnellement équilibrés est sacrifiée.

à suivre

source : processus de la présence

L’univers est il bienveillant?

Lorsque vous comprenez que la nature de toute chose est bonne, que tout est bien, vous n’avez plus besoin de vous poser les quatre questions.

Est-ce que c’est vrai ?

Est-ce que je suis certaine que c’est vrai ?

Quelle est ma réaction, que se passe t-il si j’ai cette pensée?

Qui ou que serais je sans cette pensée?

et d’y trouver les réponses.

Einstein aurait dit un jour que la seule question à se poser est : L’univers est-il bienveillant?

En 2006, je me suis réveillée en répondant « Oui! », alors que j’ignorais la question.

Simplement, après un accident de télésiège et pensant rester paralysée, j’ai compris tout d’un coup que l’univers tout entier était bienveillant.

Les quatre questions et les réponses apportées sont le chemin intérieur qui permette de comprendre. Chaque fois que vous ne comprenez pas, posez vous ces questions et chercher les réponses, ainsi vous vous ouvrirez à votre propre nature bienveillante.

Source Byron Katie

La voix libérée

Même si tu n’as pas été élu
Tu peux décider d’être le vainqueur.
Ta ou ton collègue de bureau a repoussé tes avances
Ton danseur d’un soir t’a lâché avant minuit
Tu n’as pas été élu par ton quartier, ta ville, ta région,
Tu n’iras pas diner ce soir à la Mairie…
C’est ainsi…
Sois l’élu. Quoi qu’il en soit !
L’élu de ta vie et de ton coeur qui t’aime. Qui se bat pour toi.
Soit l’élu de tes journées. L’élu de chaque instant.
Chaque matin vote pour toi !
Car si tu ne le fais pas qui le fera ?
Je me suis souvent engagée à tort ou à raison.
Souvent j’ai voulu avoir raison et la vie m’a donné tort.
J’y ai cru, je me suis trompée et j’ai grandi.
J’ai appris que ce que j’avais pris pour une sanction
était un message caché de l’amour
pour me dire : « Eh! t’endors pas!… Bouge de là !»…
Je ne suis ni arrogante, ni folle, ni délirante
même si je te dis que chaque jour je vote pour moi.
Mais si je ne le fais pas, qui le fera pour moi ?
Et tanpis pour les gamelles, les râteaux, les peaux de banane…
Je dis Merci et je danse dans ma tête
Mon seul parti est celui de décider de ma vie.
Le parti d’en rire aujourd’hui plutôt que d’en pleurer demain.
Et si ça ne prête pas à rire, j’essaie d’en sourire,
ou de partager, de remercier, d’être bien.
Tous les jours je vote pour moi
Et comme je vote à bulletin secret j’ai parfois la bonne surprise
de faire l’unanimité en moi.
Alors je sors dans la rue les mains dans les poches.
Je marche au milieu des voitures en défiant les façades.
Je suis le grand Mamamouchi et le roi n’est pas mon cousin…
Quel que soit ton parti ne prends pas le parti de l’ombre.
Marche dans la lumière. Affirme fort qui tu es.

Sources Jean Sommer – La voix libérée