Une âme d’enfant

Le mot « personnalité » vient du latin persona, littéralement « masque », qui désignait le lourd masque de poterie que portaient les acteurs de théâtre romains et qui représentaient le rôle qu’ils jouaient : la femme innocente, le vieil homme énervé, l’esclave apeuré, le héros affligé….

Le caractère est paraît il l’empreinte digitale de Dieu…. C’est votre essence la plus profonde, votre authentique nature et unique.

Par dessus se trouve votre personnalité, soit le masque que vous avez sculpté, le rôle que vous avez choisi d’incarner pour vous adapter à la réalité.

Il ne suffit pas de se laisser aller pour avoir accès à son authenticité. Il est souvent tentant de justifier sa grossièreté ou son manque d’autodiscipline, pour affirmer que l’on est simplement soi-même.Si en tant qu’enfant, vous avez été souvent blessé vous vous êtes construit une cuirasse qui est votre personnalité.

La bonté, peut aussi prendre la forme d’un masque, d’un mécanisme de survie ou découler d’une peur d’être puni ou d’un désir d’être approuvé et apprécié par les autres.

Mais être bon, c’est que vous avez atteint votre vrai moi et que vous pouvez dévoiler votre véritable personnalité qu’à l’issue d’un long processus de développement personnel.

Pour y parvenir, vous devez vous défaire de la peur du regard des autres, ainsi que de votre besoin d’approbation. Fendez l’écorce de la peur pour atteindre votre âme d’enfant, jadis blessée, et que vous avez tenté d’occulter.

Il faut souffrir pour être soi-même,

L’état émotionnel négatif, un poison.

Dans son livre, Don Miguel Ruiz compare l’état émotionnel maladif de l’ensemble des humains à une maladie de peau qui rendrait tout contact entre eux douloureux, et où chacun souffrirait des plaies infectées. Si nous souffrions tous de tels problèmes de peau, nous ne supporterions plus de nous toucher, nous caresser ou de nous serrer dans les bras l’un de l’autre. Or c’est ainsi que nous fonctionnons émotionnellement.

Nous sommes tous blessés, habités par des croyances et jugements erronés, et par beaucoup de poison émotionnel, et cela nous mène à fausser nos relations, agresser sans cesse, et comme tout le monde est concerné, nous croyons que c’est tout simplement normal. La plupart des humains croient contrôler leur vie, mais en fait ce sont leurs émotions qui les contrôlent.

Il ne s’agit pas de réprimer nos émotions mais de les réfréner, c’est à dire de pouvoir les exprimer dans le bon cadre, au bon moment, et de la bonne manière, et sans peur – à l’inverse de ce que fait une victime.

Pour parvenir à guérir de la maladie émotionnelle généralisée (comme la peau infectée), et qui est principalement liée au fait d’être habité par nos peurs, Don Miguel Ruiz suggère d’accéder au pardon. Pardonner tous les acteurs de notre vie qui nous ont rendu victime (en fonction de nos croyances) Et au final se pardonner soi-même pour commencer à s’accepter et à s’aimer. Le pardon agit telle une cicatrisation. Ce qui est pardonné ne nous affecte plus, ne réveille plus les émotions négatives.

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Moi, votre glande pinéale

La philosophe Ève Suzanne écrit à propos de l’approche cartésienne :

« l’âme est unie à toutes les parties du corps conjointement ». Pour rendre compte de ce phénomène, Descartes pose l’existence d’une petite glande qu’il situe dans le cerveau, appelée glande pinéale. Cette dernière joue le rôle du point de jonction entre l’âme et le corps. Elle permet à l’âme de recevoir des informations sur le monde grâce au corps qui joue le rôle de médiateur, et en retour d’agir sur celui-ci en fonction des nouvelles recueillies. Plus précisément, l’âme et le corps communiquent par l’intermédiaire des esprits animaux : les mouvements de la glande pinéale peuvent influencer l’action de ces esprits (dans ce cas c’est l’âme qui agit sur le corps) et en retour, ces esprits animaux peuvent influencer les mouvements de la glande (dans ce cas, c’est le corps qui agit sur l’âme).”

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