Laisser le Temps suivre son cours

Un vieux récit datant de la Chine ancienne rapporte l’histoire d’un paysan dont le cheval s’était enfui. Aux voisins qui compatissaient à sa mauvaise fortune, il répondit simplement : »peut-être. » Le lendemain, son cheval ramena avec lui six chevaux sauvages. les voisins reviennent, pour lui exprimes cette fois leur contentement à l’annonce de cette heureuse surprise. Il répondit encore : « peut-être. »

Le jour suivant, en tentant de monter l’un des chevaux sauvages, son fils fut jeté à bas et se cassa la jambe. Cette fois encore, les voisins le plaignirent pour ce revers de fortune. Mais tout ce qu’il répondit, ce fut : « peut-être. »

Le lendemain suivirent des sergents recruteurs qui forcèrent les jeunes gens à rejoindre l’armée. En voyant sa jambe cassée, ils laissèrent le fils du paysan, qui demeura au pays. Les voisins s’extasièrent en choeur, faisant remarquer comme les choses avaient bien tourné. A quoi le fermier se contenta de répondre : « peut-être »

Voici le parfait exemple du taoïsme classique, ce fermier concevait sa vie comme partie intégrante d’une structurelles vaste dépendant de l’interaction des forces opposées.

Les évènements se déroulant au rythme du temps, il savait que par conséquence, aucune action n’a de fin en soi., qu’elle participe à un ensemble qui la dépasse et progresse selon son propre mouvement circulaire.

Qu’il vaut donc mieux suspendre tout justement et laisser le tao suivre son cours….

Le ventre est sage.

D’une manière ou d’une autre, nous avons été amené à croire que le ventre des femmes, devait être plat et lisse. Et nous nous efforçons donc de le rentrer. C’est alors que nous nous imposons des exercices pénibles, car nous suivons le dicton que nous imposé notre mère, « Il faut souffrir pour être belle ».  Mais qu’en est il?

En infligeant à notre ventre des traitements aussi durs et sans ménagement, nous perdons le contact avec lui. Un ventre de femme, sain et puissant est au contraire rond et souple, selon Viram Wijnhoven, qui dans son livre « Des anges bottés, (Angels in boots), il exhorte les femmes à prendre soin de leur ventre à l’aide de différents exercices. « veiller sur son ventre fait des miracles ».

Je remarque la différence si je vis en suivant ma raison au lieu de mon intuition, « mes tripes ». Et pourquoi, je n’écoute pas plus souvent mon ventre? Car, dès que j’ose m’y fier, c’est comme si j’étais récompensée par un petit miracle.

Lorsque je chante, mon ventre est détendu, car on ne peux chanter avec un ventre tout plat. Tous les chanteurs le savent. Lorsque le ventre est détendu, notre voix gagne en puissance et l’émotion que vous insuffler dans le chant est démultipliée. Le corps devient un instrument accordé avec précision et capable de traduire l’intention en sons et vibrations.

Un deuxième cerveau

En 1996, un article est paru dans le New York Time sous le titre : « Un cerveau caché dans nos entrailles » (Hidden brain in the gut). Selon les scientifiques, notre ventre abriterait « un deuxième cerveau » ce qui explique pourquoi, cette partie de notre corps, semble si sage et sensée. Tout le monde connait cette sensation qui nous prend à l’estomac et qui remonte à la surface pour nous avertir subtilement ou nous poussez dans une certaine direction. Souvent notre raison s’interpose et nous constatons à postériori que nous aurions dû nous écouter davantage.  Nos deux cerveaux seraient dotés du même type de neurones, ce qui leur permettrait non seulement de percevoir et de transmettre des impulsions. mais également de retenir des expériences et de réagir face à certaines émotions. Il y a cinq mille ans, les guérisseurs taoïstes considéraient déjà le ventre comme un cerveau conscient.

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